Parcours
Je, soussigné, Tom C., déclare et même affirme sur l’honneur — que le Grand Cric me croque si je travestis ce que je crois être l’immuable, l’ineffable, l’intarissable vérité — être le seul animal (et parmi les animaux sont comptés ici tant les bipèdes, les quadrupèdes, les mille-pattes que les unijambistes infortunés) de cette planète à avoir jamais résidé successivement
— boulevard de l’Hôpital (75013 Paris),
— rue des Rossays (91600 Savigny-sur-Orge),
— rue des Sapins (77310 Saint-Fargeau-Ponthierry),
— les Bois-du-Cerf (91450 Étiolles),
— square André-Maurois (91250 Saint-Germain-lès-Corbeil),
— rue Marcel-Aymé (91450 Soisy-sur-Seine),
— quai Branly (75007 Paris),
— allée Jean-Rostand (91000 Évry),
— rue des Aubépines (91450 Soisy-sur-Seine),
— rue Lavoisier (91350 Grigny),
— rue Charles-Péguy (91120 Palaiseau),
— quai Branly (75007 Paris),
— avenue Parmentier (75011 Paris),
— villa Rougier (92700 Colombes),
— rue des Jeûneurs (75002 Paris),
— rue Popincourt (75011 Paris),
— rue de la Sablière (75014 Paris),
— rue des Pyrénées (75020 Paris),
— rue des Jeûneurs (75002 Paris),
— rue Pierre-Dupont (75010 Paris),
— rue Charles-Péguy (91120 Palaiseau),
— rue Mazarine (75006 Paris),
— rue de l’Élysée-Ménilmontant (75020 Paris).
Cette affirmation sur mon honneur n’est, certes, qu’un postulat jusqu’ici non démontré (et très certainement indémontrable), mais si d’aventure il devait se présenter quelqu’un capable de l’infirmer (justificatifs à l’appui), j’avalerais sur-le-champ mon caleçon, sans l’avoir lavé au préalable.
Fait à Paris, le 15 avril 2010 à 11 h 41, pour faire valoir absolument rien.
Tom Cantor, dans : Autofiction (de mes deux)


Quai Branly et rue Mazarine ? Ca sent le mitterrandien fétichiste à plein nez, ça.
Ca sent surtout les fortunes troubles amassées pendant la guerre mondiale, oui…